Le divorce pour discorde (Chiqaq) au Maroc : cadre légal, procédure et enjeux stratégiques
Le divorce pour discorde (Chiqaq), prévu par le Code de la Famille marocain, constitue aujourd’hui l’un des mécanismes judiciaires les plus structurés pour mettre fin à un mariage lorsque la vie commune est devenue irréversiblement conflictuelle. Au-delà d’une simple procédure de séparation, il s’agit d’un processus juridiquement encadré qui engage des enjeux financiers, patrimoniaux et familiaux majeurs. Pour les profils disposant d’actifs, d’activités professionnelles structurées ou d’intérêts à l’international, le divorce pour discorde doit être abordé avec une stratégie précise et anticipée. Fondement juridique Le divorce pour discorde (Chiqaq) est expressément prévu et encadré par les articles 94 à 97 du Code de la
Exécution d’un jugements étrangers au Maroc : procédure d’exequatur, conditions et cadre juridique
L’exécution d’un jugement étranger au Maroc obéit à des règles strictes. Contrairement à une idée répandue, une décision rendue à l’étranger ne produit aucun effet automatique sur le territoire marocain. En application du principe de territorialité, toute décision judiciaire étrangère doit faire l’objet d’une procédure préalable de reconnaissance avant de pouvoir être exécutée au Maroc. Cette procédure, appelée exequatur, constitue une étape essentielle pour conférer force exécutoire à un jugement étranger. Qu’est-ce que la procédure d’exequatur au Maroc ? L’exequatur est une procédure judiciaire permettant de faire reconnaître au Maroc une décision rendue à l’étranger (jugement, sentence arbitrale, acte authentique ou transaction judiciaire). Elle