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Le non-paiement du salaire constitue l’un des manquements les plus graves en droit du travail marocain. Il affecte directement l’équilibre du contrat de travail et peut, dans certaines situations, justifier une rupture imputable à l’employeur. Au-delà d’un simple retard de paiement, cette situation peut engager la responsabilité de l’employeur et ouvrir droit à une indemnisation complète du salarié. Le paiement du salaire : une obligation essentielle de l’employeur En droit marocain, le salaire représente la contrepartie directe du travail fourni. Il constitue un élément essentiel du contrat de travail, au même titre que la prestation de travail elle-même. Dès la conclusion du contrat, l’employeur

La rupture conventionnelle est aujourd'hui l'un des modes de rupture du contrat de travail les plus utilisés en droit français. Son succès repose sur un principe simple : permettre à l'employeur et au salarié de convenir ensemble, d'un commun accord, des conditions de la cessation du contrat de travail, sans que l'un ou l'autre ne soit contraint d'engager une procédure unilatérale. Au Maroc, cette question revient fréquemment dans les entreprises, notamment chez les directions des ressources humaines et les dirigeants souhaitant mettre fin à une relation de travail de manière apaisée, sécurisée et sans contentieux. La réponse est nuancée : le

La démission constitue l’un des modes de rupture du contrat de travail les plus fréquents en pratique. Elle correspond à la décision du salarié de mettre fin à la relation de travail de manière unilatérale. Contrairement au licenciement, la démission ne nécessite pas l’accord de l’employeur. Elle repose uniquement sur la volonté du salarié de quitter son emploi. Toutefois, en droit du travail marocain, la démission doit répondre à certaines conditions pour être juridiquement valable. Elle doit notamment être libre, claire et non équivoque. Dans certaines situations, des litiges apparaissent lorsque le salarié affirme avoir été contraint de démissionner. Les juridictions sociales peuvent

Le licenciement d’un cadre dirigeant constitue l’une des décisions les plus sensibles en droit du travail marocain. En raison du niveau de responsabilité, du montant des rémunérations et des enjeux stratégiques, une rupture mal préparée peut exposer l’entreprise à des risques financiers et réputationnels importants. Contrairement à une idée répandue, le statut de cadre dirigeant n’exclut pas l’application du Code du travail. Conformément à l’article 1er, les dispositions du Code s’appliquent à toute personne liée par un contrat de travail, quelle que soit la nature de l’entreprise.Le cadre dirigeant salarié demeure donc protégé par les règles relatives à la rupture du

Le licenciement est l’un des contentieux les plus fréquents devant les juridictions sociales au Maroc. Pourtant, tous les licenciements ne sont pas illégaux. La question essentielle n’est pas seulement de savoir si vous avez été licencié, mais si votre licenciement respecte les exigences du Code du travail marocain. Un licenciement peut être déclaré abusif lorsque l’employeur ne justifie pas d’un motif valable ou lorsqu’il ne respecte pas la procédure légale. Dans ce cas, le salarié peut prétendre à des indemnités importantes. Le principe : un motif réel et sérieux est obligatoire Au Maroc, l’employeur ne peut pas mettre fin au contrat de travail

Le harcèlement sexuel en milieu professionnel constitue une atteinte grave à la dignité du salarié et à l’équilibre des relations de travail. Au Maroc, le harcèlement sexuel au travail est à la fois sanctionné par le Code du travail, qui protège les salariés contre toute atteinte à leurs droits fondamentaux et à leur dignité, et réprimé pénalement par le Code pénal, notamment depuis les réformes relatives à la lutte contre les violences faites aux femmes. Cette double protection – sociale et pénale – renforce la sécurité juridique des victimes et encadre strictement les comportements abusifs en entreprise. Au-delà de la dimension morale,

L’abandon de poste est une situation fréquente en droit du travail marocain, mais aussi l’une des plus mal interprétées, tant par les salariés que par les employeurs.En pratique, cette notion est au cœur de nombreux contentieux sociaux portés devant les juridictions du travail, souvent avec l’assistance d’un avocat en droit du travail. Contrairement à certaines idées reçues, le Code du travail marocain ne contient aucune définition légale expresse de l’abandon de poste. Sa qualification juridique dépend des faits, du comportement du salarié et surtout de la stratégie juridique adoptée par l’employeur, sous le contrôle de la jurisprudence. Le présent article propose une

Dans le monde des affaires, un simple désaccord peut rapidement se transformer en litige complexe.Or, un contentieux mal anticipé peut paralyser une entreprise, affecter sa trésorerie, nuire à sa réputation et compromettre ses partenariats. Le Cabinet Jawhari, basé à Casablanca, accompagne depuis plusieurs années les sociétés marocaines et étrangères dans la prévention et la gestion stratégique des litiges commerciaux et contractuels, avec une approche centrée sur l’anticipation et la performance juridique. I. Les litiges d’entreprise les plus fréquents au Maroc 1. Les litiges commerciaux et contractuels La majorité des contentieux naissent d’un contrat mal rédigé, ambigu ou incomplet : contrats de prestation de services, de

Dans un contexte professionnel de plus en plus exigeant, de nombreux salariés ignorent encore l’étendue de leurs droits. Cette méconnaissance favorise les abus et limite les possibilités de recours en cas de conflit avec l’employeur. A travers cet article, nous souhaitons vous aider à mieux comprendre vos droits et à vous donner les clés pour les défendre efficacement. 1. Vos droits fondamentaux en tant que salarié au Maroc La législation marocaine du travail (notamment la Loi N° 65.99 formant Code du Travail) offre un socle de garanties juridiques essentielles destinées à protéger le salarié tout au long de sa relation de travail.

De plus en plus d’entreprises marocaines recourent aux services de salariés étrangers. Pourtant, le droit du travail marocain soumet ces derniers à un régime dérogatoire comparé à celui applicable aux travailleurs nationaux. Ainsi, tout étranger souhaitant travailler au Maroc doit se conformer à un certain nombre de conditions qui aboutissent à l’obtention d’un permis de travail marocain.[1] Le Royaume du Maroc applique le principe de la préférence nationale à l’embauche, cette dernière est régie par le Dahir N°1-03-194 du 14 Rejeb (11 septembre 2003) portant promulgation de la Loi n°65-99 relative au Code du Travail. Les chapitres V et VI (articles 516 à