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Author: Jawhari Maha

De nombreuses entreprises marocaines font aujourd’hui développer des logiciels, des applications mobiles ou des plateformes digitales afin de soutenir leur activité : solutions internes de gestion, applications clients, outils SaaS ou encore marketplaces. Cependant, une question juridique essentielle est souvent négligée : qui est réellement propriétaire du logiciel ou de l’application développée ? Contrairement à une idée répandue, le fait de financer le développement d’un logiciel ne signifie pas automatiquement que l’entreprise en devient propriétaire. En matière de propriété intellectuelle, les règles juridiques sont précises et peuvent avoir des conséquences importantes en cas de litige. Le logiciel est protégé par le droit d’auteur Au

L’intelligence artificielle est désormais utilisée dans de nombreux secteurs : marketing digital, analyse de données, relation client, recrutement, cybersécurité ou encore automatisation de processus internes. Les entreprises marocaines adoptent de plus en plus ces technologies pour améliorer leur productivité et leur compétitivité. Cependant, l’utilisation de systèmes d’intelligence artificielle soulève des questions juridiques importantes, notamment en matière de responsabilité, de protection des données personnelles, de propriété intellectuelle et de conformité réglementaire. Même en l’absence d’une législation spécifique sur l’intelligence artificielle au Maroc, plusieurs règles juridiques existantes peuvent engager la responsabilité des entreprises qui utilisent ces technologies. L’absence d’un cadre juridique spécifique à l’intelligence artificielle

Les litiges liés au voisinage sont parmi les contentieux les plus fréquents devant les tribunaux marocains. La proximité des habitations, la vie en copropriété, les activités commerciales en zones résidentielles ou encore les travaux de construction peuvent générer des nuisances susceptibles d’affecter la tranquillité et la jouissance normale d’un bien. Le droit marocain encadre ces situations à travers plusieurs règles issues principalement du Code des obligations et contrats (DOC), mais également de certaines dispositions du droit de propriété, des règlements municipaux et de la législation pénale dans des cas spécifiques. L’objectif du droit est de concilier deux principes fondamentaux : le droit

Le licenciement d’un cadre dirigeant constitue l’une des décisions les plus sensibles en droit du travail marocain. En raison du niveau de responsabilité, du montant des rémunérations et des enjeux stratégiques, une rupture mal préparée peut exposer l’entreprise à des risques financiers et réputationnels importants. Contrairement à une idée répandue, le statut de cadre dirigeant n’exclut pas l’application du Code du travail. Conformément à l’article 1er, les dispositions du Code s’appliquent à toute personne liée par un contrat de travail, quelle que soit la nature de l’entreprise.Le cadre dirigeant salarié demeure donc protégé par les règles relatives à la rupture du

Le modèle SaaS (Software as a Service) s’impose progressivement comme l’un des modèles économiques les plus rentables dans l’écosystème digital marocain. CRM, solutions RH, plateformes logistiques, outils fintech ou logiciels métiers spécialisés : de plus en plus d’entrepreneurs marocains développent des solutions exportables à forte valeur ajoutée. Toutefois, un SaaS ne se limite pas à une innovation technologique. Sa solidité repose en grande partie sur une structuration juridique rigoureuse dès le départ. Qualification juridique du modèle SaaS Un SaaS est juridiquement un service numérique fourni à distance, généralement via abonnement mensuel ou annuel. Le client ne devient jamais propriétaire du logiciel : il

La situation d’un bien immobilier occupé sans droit ni titre est relativement fréquente au Maroc, notamment après la fin d’un bail, dans le cadre d’une succession, ou lorsque le bien est occupé sans autorisation du propriétaire. Cette situation peut concerner un appartement, une maison, un local commercial ou un terrain. Même si le droit de propriété est pleinement protégé par la loi marocaine, le propriétaire ne peut pas récupérer son bien immédiatement par ses propres moyens. La récupération du bien doit obligatoirement passer par une procédure judiciaire, sous peine d’engager la responsabilité civile ou pénale du propriétaire. Qu’est-ce qu’une occupation sans droit

Le refus d’un conjoint de divorcer est une situation fréquente au Maroc. Beaucoup d’époux pensent qu’il est impossible de mettre fin au mariage sans l’accord de l’autre. En réalité, le Code de la famille marocain (Moudawana) prévoit plusieurs procédures permettant de divorcer, même en cas de refus du conjoint, sous le contrôle du tribunal. Cet article explique les solutions légales, les délais, et les droits que vous pouvez faire valoir. Le divorce au Maroc est un droit pour les deux époux Contrairement à certaines idées reçues, le divorce n’est pas réservé à un seul conjoint. La loi marocaine prévoit clairement que le divorce

Le Maroc attire aujourd’hui de nombreuses multinationales, fonds d’investissement et groupes étrangers qui souhaitent acquérir une société, créer une filiale ou conclure un partenariat stratégique. Grâce à sa stabilité économique et à sa position géographique, le pays représente une opportunité majeure pour les investisseurs. Toutefois, toute acquisition ou entrée au capital d’une société marocaine comporte des risques juridiques, financiers et opérationnels. Pour cette raison, la due diligence juridique constitue une étape essentielle avant toute opération. La due diligence permet d’obtenir une vision complète et objective de la situation de la société cible. Elle permet notamment de vérifier sa conformité avec la

Dans un contexte de digitalisation massive, les groupes internationaux opérant au Maroc transfèrent quotidiennement des données vers l’Europe, les États-Unis, le Moyen-Orient ou l’Afrique. Ces flux concernent les données clients, les données RH, les CRM, les plateformes SaaS, les outils cloud, les logiciels comptables ou encore les solutions de cybersécurité. Or, le transfert de données personnelles vers l’étranger est strictement encadré par la loi marocaine n°09-08 relative à la protection des données à caractère personnel et contrôlé par la Commission Nationale de contrôle de la protection des Données à caractère Personnel (CNDP). Une mauvaise structuration peut entraîner blocage de projet, refus d’autorisation,